29 novembre 2011
Potager bio : si je plantais chez vous ?

Et si je venais installer mon potager bio chez vous ? Comme le thème de l’émission « j’irai dormir chez vous » sauf qu’il s’agit de jardin bio, de convivialité, d’échange de bons procédés ! Je vous explique : il y a des gens qui ont du terrain, mais plus le temps ou l’énergie de faire un potager. Il y a d’autres qui rêvent de jardinage mais qui n’ont pas le terrain, vous voyez où je veux en venir ? Chantal a eu l’idée de créer ce site plantezcheznous.com qui met en relation les propriétaires de jardin et les jardiniers ! Le tout bien sûr dans un esprit ludique, convivial ou l’argent est exclu (on partage les récoltes) et bien sûr on jardine son potager en préservant l’environnement s’il vous plait !
Chantal nous raconte l’histoire de plantez chez nous :
Comment est né le projet plantezcheznous.com ?
L’idée du site m’est venue lorsqu’un membre de ma famille qui venait d’acheter une maison avec un jardin souhaitait vivement manger des légumes produits sur son terrain. Comme il ne trouvait jamais le temps pour débuter un potager, nous avons pensé à cette formule : prêter une partie de son jardin à une personne qui le cultiverait et partagerait les récoltes.
Avec mon frère, développeur de site internet, nous avons décidé d’en faire un site internet.
Le site est national et il est en ligne depuis le début du mois d’août 2011.
Diriez-vous que vous êtes une écolo militante ?
Militer n’est pas le terme exact, je propose et mets à disposition du plus grand nombre un moyen pour jardiner et se nourrir de manière conviviale, économique, écologique et solidaire.
Je suis sensible aux problèmes environnementaux c’est certain, et nous encourageons l’utilisation de méthodes respectueuses de l’environnement pour créer et entretenir son potager à travers des articles que nous publions sur le site.
Mais Savez vous planter chez nous ne défend pas uniquement des valeurs d’écologie.
Il véhicule également des valeurs de convivialité, de partage et de solidarité.
Je pense par exemple aux personnes âgées qui n’ont plus l’envie ou la force d’entretenir leur potager et qui, en prêtant un bout de leur jardin, auraient le plaisir de le voir entretenu, d’avoir un peu de compagnie et pourraient consommer des légumes sains.
C’est aussi une formule qui permet de jardiner et de consommer des légumes à moindre coût.
Aucune notion de location de parcelle ou d’argent n’entre en jeu. C’est uniquement un échange de bons procédés.

Avez-vous eu déjà des retours d’expériences sur les échanges ?
Oui. Depuis la mise en ligne du site environ 10 potagers ont vu le jour.
Certaines personnes ont accepté de nous faire part de leur expérience. Nous allons très prochainement publier leur témoignage avec photo du potager à l’appui !
Pour vous donner quelques chiffres, depuis 3 mois et demi, nous avons eu 4000 visites. Une centaine d’annonces ont été déposées, un peu plus de la moitié des annonces émanent de personnes qui recherchent un jardin, et l’autre partie de propriétaires qui proposent leur jardin.
A ce jour, une trentaine de départements sont concernés par les dépôts d’annonces, nous espérons avoir de plus en plus d’annonces, et ce dans tous les départements.
Nous sommes en train de rendre le site accessible aux habitants de Belgique et de Suisse, car nous avons eu des demandes.
Nous espérons que dans le futur de plus en plus de personnes penseront à cette nouvelle façon de concevoir le potager.
22 novembre 2011
Cosmétiques bio pour les beautés noires et métisses

C’est lors de l’élection de la miss bio 2010 que j’ai rencontré Karambole, un magnifique brin de femme dynamique qui donne instantanément envie d’aller lui taper la causette. Il se dégage d’elle un je ne sais quoi de sympathique et une vraie prise de conscience écologique. Bref vous l’aurez compris, j’ai adoré cette rencontre.
Je voulais vous présentez la gamme de cosmétiques bio pour les beautés noires et métisses qu’elle a mis au point « NoireôNaturel », alors place à l’interview !

Allez sans hésiter faire un tour sur son blog, son site et sa boutique en ligne :
Karambole peux-tu nous parler de ta prise de conscience écologique ?
Je dois avouer que je n’ai pas toujours été éco-citoyenne. Je viens d’une famille où les enjeux écologiques et environnementaux n’étaient pas un sujet. Adulte, des rencontres personnelles et professionnelles m’ont amené à m’interroger. J’ai soudain pris conscience que chacun avait le pouvoir à son échelle de protéger la planète en adoptant des gestes simples au quotidien, qu’il était important d’intégrer le développement durable dans sa vie de tous les jours. C’est donc tout naturellement que je me suis mise à trier mes déchets, à faire attention à ma consommation électrique, à manger bio et à me faire belle grâce aux cosmétiques bio. Aujourd’hui, je partage ces valeurs et ces préoccupations avec mes enfants, et ma petite dernière de 5 ans adore Wall-E et trie ses déchets comme une grande !
La dimension sociale du développement durable est très importante pour moi et je suis particulièrement sensible à l’essor des femmes dans les pays défavorisés et plus particulièrement en Afrique.
Grande consommatrice de cosmétiques, comme beaucoup de femmes noires (rires), je me suis mise à lire les étiquettes et à décrypter (non sans mal, au début) les fameuses listes INQI, et j’ai été horrifié de constater la présence en nombre d’ingrédients issus de dérivés pétrochimiques. Dès lors, utiliser des cosmétiques bios m’est apparu comme une évidence ! Et au fur et à mesure, je me suis orientée vers des cosmétiques bios tout aussi efficaces et glamours que peuvent l’être des cosmétiques conventionnels avec en plus des fragrances subtiles d’huiles essentielles que personnellement j’adore ! Pas du tout, justement. Aujourd’hui, très peu de marques dites ethniques proposent des cosmétiques naturels et bio exempts de tous dérivés chimiques et de synthèse. Il existe effectivement pléthore de gammes spécialisées mais elles ne sont pas toujours qualitatives et surtout elles ne sont que trop rarement distribuées dans des réseaux valorisants. Il existe des marques de cosmétiques ethniques « dites » naturelles mais elles n’apportent souvent pas la même transparence que NoireôNaturel Cosmétiques puisqu’elles ne sont pas labellisées comme l’est notre gamme capillaire. Ces double-labels (ECOCERT et COSMEBIO) nous engagent quant à la sécurité vis-à-vis de nos consommateurs, mais aussi du point de vue éthique. Nous avons à ce titre été sélectionné l’année dernière pour participer à l’élection de l’Entrepreneure Responsable 2011. Et j’ai eu la fierté de faire partie des semi-finalistes Certes, le concept de NoireôNaturel existait depuis un an à travers le blog et le site web, mais il y avait un monde avant que NoireôNaturel ne soit également une marque de cosmétiques. Cela n’a pas été simple. Il a fallu convaincre les investisseurs, les laboratoires, et tout créer de A à Z. Je vous passe les affres administratives inhérentes à la création d’entreprises (rires). Une fois le laboratoire sélectionné, nous avons travaillé sur la base d’un cahier des charges très précis. Tous les emballages devaient être recyclables et nous avons fait le choix du zéro suremballage. En tout, il nous a fallu 9 mois pour mettre au point à la fois des formules performantes et gourmandes tant au niveau des textures que des senteurs (uniquement en provenance d’huiles essentielles). Oui, en effet : les formules devaient être les « plus » puristes possibles, nous avons fait le choix de dépasser largement les exigences des labels ECOCERT et COSMEBIO, nous avons multiplié les minimas bio jusqu’à 9 fois ! Tous les emballages devaient être recyclables et nous avons fait le choix du zéro suremballage. Nous trouvons au cœur de nos formules du beurre de karité, de cacao ou de mangue, ainsi que des huiles de coco, d’avocat ou de mongogo. Effectivement, j’avais à cœur d’intégrer des actifs végétaux et/ou biologiques qui soient issus de la pharmacopée africaine et/ou caribéenne afin de valoriser notre patrimoine végétal ainsi que les rites de beauté ancestraux pratiqués par nos aïeux. La Nature est bien faite et tous ces actifs « ethniques » à portée de main si l’on vit en Afrique ou aux Antilles, sont très riches en oméga 3 et 6 qui sont des acides gras essentiels qui vont hydrater, nourrir, réparer et pallier à la sécheresse naturelle des cheveux bouclés à crépus qu’ils soient afros ou métissés. La Nature fait en sorte de nous proposer les actifs nécessaires à la beauté et au soin de nos cheveux et de notre peau dont les besoins sont si particuliers. Mais je vous rassure, si vous avez le cheveu dru, épais et très bouclés, quelque soit votre couleur de peau, la magie opérera et vos cheveux ravis retrouveront douceur et brillance. Par ailleurs, nous avons une gamme de savons naturels surgras fabriqués selon les traditions des Maîtres Savonniers d’Antan qui raviront les peaux les plus sèches et les plus délicates ! Nous travaillons déjà à la conception d’un soin de jour capillaire ainsi que d’un premier soin corps. Nous envisageons 3 à 4 nouveaux produits pour 2012 dont un nouveau savon qui viendra rejoindre le fameux savon à cheveu « Amour de tortilles » !La beauté noire est particulière, elle demande des soins adaptés. Penses-tu qu’on offre suffisamment d’alternatives bio aux femmes noires ?
Je vous engage à consulter notre charte développement durable.Tu as lancé ta gamme de cosmétiques bio capillaires à destination des beautés noires et métissées. Tu peux nous raconter ce parcours et nous donner un aperçu de ta gamme ?

Est-ce que tu t’es donné des contraintes (le plus possible de produits bio, naturels…) ? Quels sont les principes actifs que tu as voulu mettre en avant et pourquoi ?
Tu ne vas bien sûr pas t’arrêter là, quels sont les prochains cosmétiques bio que tu vas commercialiser ?
