20 janvier 2011
Les produits bio de chez Lapana
J’ai eu l’occasion de tester les produits de chez Lapana, j’étais curieuse car leur idée d’intégrer des huiles essentielles dans des produits alimentaires me semblaient excellente ! On n’a souvent du mal à doser soi-même les huiles essentielles qu’on ingère. Et quand on n’y connait pas grand-chose en huiles essentielles on évite carrément de les ingérer ne sachant pas si c’est une bêtise. C’est vrai l’aromathérapie est une science après tout, ça ne s’improvise pas au petit bonheur la chance. Au moins avec des huiles essentielles intégrées au produit et un dosage clair sur les produits plus de problème !

Ils sont plusieurs thèmes pour leurs produits : digestion, légèreté, sérénité et vitalité. J’avoue je suis devenue fan de leur « instant de fleurs », des huiles essentielles mélangées à du miel. Hop une cuillère dans sa tasse du matin et on a une infusion sucrées, parfumées et bonne pour la santé, le rêve quoi
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Les produits bio de chez Lapana sont bio fournis avec un certificat de traçabilité.
Vous pouvez voir leurs produits bio sur : http://www.lapana.eu/
Les créateurs de Lapana ont bien voulu répondre à mes questions je vous transmets leurs réponses
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Comment est né Lapana ?
Lapana est venu de l’envie de créer des produits authentiques issus d’une région que nous apprécions et dans laquelle nous avons tous depuis quelques années choisi de vivre.
L’objectif est de pouvoir apporter aux consommateurs des produits différents mêlant tradition et innovation avec un haut niveau de qualité.
En effet l’objectif était de s’éloigner de la problématique prix qui impose un mode de production industriel et une chasse permanente aux couts de production au sacrifice parfois de la qualité.
Mais pour cela il fallait que nos produits apportent vraiment quelque chose de nouveau et que la qualité soit irréprochable pour trouver les consommateurs qui recherchent l’exception et qui sont prêts à y mettre le prix pour trouver des produits de plus en plus rare à dénicher.
Ce contexte établi, sachant que la Provence offre des matières premières d’exception mais souvent perdues dans une offre si large et parfois peu claire l’objectif était d’innover tout en restant authentique et naturel.
Ainsi l’idée est venue de créer une gamme à la fois bonne pour les papilles mais aussi bonne pour la santé. « Une passerelle entre gastronomie et bien-être ».
C’est donc suite à deux années d’études et de recherche sur les huiles essentielles que nous avons pu définir un cahier des charges de production en accord avec un cadre juridique très étroit. (Arôme, allégation et agro alimentaire.)
Une contrainte permanente : 100% des ingrédients doivent être issus de l’agriculture, en mode biologique et provenir du terroir provençal et corse.
C’est une fois les contraintes de production posées (sécurité et efficacité) que nous avons avec l’aide de cuisiniers (ex : G. Koenings, Gordes) affiné les formules à base d’huiles essentielles.
Le nom Lapana, vient de Panakeïa, déesse de la mythologie grecque, dite la secourable, qui soignait les hommes par les plantes. Ce nom évolua et devint au moyen-âge dans la langue française, La panacée.

Vos produits sont bio, vous avez ajouté un certificat de traçabilité à vos produits. Vous souhaitiez être transparents sur la composition ? Avoir une démarche de production locale ?
La promesse bio pour nous n’est « qu’indispensable » du point de vue de notre promesse « Passerelle entre gastronomie et bien-être ». En revanche, elle n’est pour nous pas un gage de qualité. Aujourd’hui nous trouvons en GMS des bananes sous plastique vendues par 3 et venant de l’autre bout du monde… Et pourtant bio.
Pour nous le bio est indissociable de l’écologie et ne doit pas être un arbre cachant la forêt. Les seules garanties sont celles que nous pouvons contrôler.
Les produits doivent pour nous :
- Bénéficier d’un process de production naturel et court.
- Bénéficier d’une liste d’ingrédients courte et compréhensible de tous.
- Bénéficier d’une traçabilité parfaite et totale.
Et ces contraintes doivent être valable pour 100% des ingrédients et non seulement 95%.
Est-ce que la gamme de produits va s’agrandir ?
Bien sur, notre volonté est à l’intérieur de ces contraintes de développer notre gamme et d’offrir un choix de plus en plus large bien qu’il s’agira toujours de produits bénéficiant d’une distribution sélective.
Nous lançons d’ailleurs en janvier, un nouvel Instant de Fleur. (Infusion instantanée à base de miel de Provence et d’huiles essentielles de Provence et de Corse. Ce produit, s’appellera « Pureté » et sera élaboré à partir d’huile essentielle d’eucalyptus globulus, de carotte sauvage et de citron.
Nous étudions également une diversification de notre gamme au-delà de l’alimentaire mais toujours dans le respect de nos promesses.
Où peut-on vous trouver ?
Aujourd’hui nous ne sommes présents qu’en France, dans différents segments : SPA, Gastronomie, herboristerie, épicerie fine, hôtellerie.
Tous nos clients ont en commun le fait d’offrir l’exception à leurs clients qui recherchent avant tout la qualité et la sécurité alimentaire.
Vous pourrez trouver une liste de nos clients à partir de notre site internet ou en cliquant sur le lien ci-contre : http://www.lapana.eu/les-distributeurs-lapana.html
6 janvier 2011
Les paysans bio en danger
Les paysans avancent, le gouvernement recule, comment veux-tu, comment veux-tu ?
Et pourtant… les paysans bio ont reçu leur compte à la fin de l’année ! Une vulgarité à peine masquée pour attribuer un CARTON ROUGE à une mesure qui est passée inaperçue ! Noël et les fêtes de fin d’année auront été une occasion rêvée pour faire passer un amendement prévoyant une réduction de 50% du crédit d’impôt aux agriculteurs convertis au bio.
Désormais, ce crédit d’impôt ne pourra excéder 2 000 euros, au lieu de 4 000 jusque-là ! Il faut savoir que ce crédit d’impôt constitue pourtant l’unique dispositif d’aide pour les petites exploitations biologiques.

Une décision en parfaite contradiction avec les engagements du Grenelle de l’environnement :
La loi Grenelle prévoit dans son article 31 de “favoriser la production et la structuration de cette filière pour que la surface agricole utile en agriculture biologique atteigne 6% en 2012 et 20% en 2020.”
Avec un peu plus de 2% des surfaces agricoles en bio en 2010 selon les derniers chiffres, la France reste la lanterne rouge de l’agriculture bio européenne.
“Je ne convertis plus rien au bio”
Le quotidien Libération a publié cette semaine le témoignage d’un agriculteur en conversion bio qui a décidé de ne plus rien convertir…
«Je ne convertis plus rien en bio» ! Pour cet agriculteur francilien, l’avenir de son exploitation est en suspens ! Depuis deux ans, il a fait passer 50 de ses 238 hectares, situés sur le plateau de Saclay en Essonne, en agriculture biologique. Et comptait convertir la totalité de ses terres. «Mais on ne peut pas piloter à vue, sans savoir quelles aides on recevra l’année prochaine… Pour l’instant, je ne convertis rien de plus en bio.»
Si cet agriculteur n’a guère de souci à se faire (l’essentiel de ses aides financières viennent des aides aux surfaces), il fait remarquer à juste titre que l’instabilité des décisions gouvernementales posent problème.
Un véritable recul qui risque de faire hésiter les agriculteurs qui se posent encore la question de la conversion ou qui étaient sur le point de se convertir au bio.
Un véritable recul qui laisse nos agriculteurs sur leur faim.
Les associations se révoltent
Des associations telles que la Confédération paysanne, Nature et progrès et la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FANB), s’indignent également envers ce qu’elles estiment être «une mesure drastique à l’échelle des fermes» contre un «crédit d’impôt qui avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu.»
Pour la Fnab, quinze exploitations agricoles se convertissent au bio chaque jour en France. Une dynamique qui pourrait être divisée par deux avec ce nouvel amendement !
Le gouvernement persiste et signe
Si la mesure est passée inaperçue, la grogne des associations s’est bien fait sentir, et le gouvernement a tenu à réaffirmer ses engagements pour l’agriculture biologique via un communiqué commun des ministères de l’Écologie et de l’Agriculture daté du 5 janvier 2011. Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet veulent rassurer en rappelant que les aides européennes et de l’État permettront d’”accompagner” la production biologique française. Ils ont souligné que la France bénéficiera d’une augmentation de 18% des aides de la PAC (Politique agricole commune) qui s’élèveront à 84 millions d’euros (conversion et maintien) en 2011 contre 71 millions en 2010.
L’agriculture biologique : une solution durable
Rappelons que l’agriculture biologique est une pratique moderne, propre, durable :
- bénéfique pour notre environnement,
- bénéfique pour notre santé
- bénéfique pour la création d’emplois non délocalisables.
Casser une dynamique de développement encore fragile va inévitablement freiner la montée en puissance d’une chaîne vertueuse, capable de répondre aux défis actuels…
La demande de produits bio augmente, mais sans producteur, que faire ?
Les français veulent plus de produits bio et on est en droit de se demander ce qu’il va rester au marché Bio français pour s’approvisionner ? L’importation (la France importe déjà 40 % des produits bio consommés) ? Est-ce vraiment une solution souhaitable et pérenne ? En aucun cas !
Ne serait-il pas plus cohérent d’encourager la production biologique locale ?
Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) demandent vivement à ce que le Ministère de l’économie revoit sa copie, en accord avec les annonces du Grenelle !
Nous aussi !
Retrouvez cet article sur :
- Locavorespirit : Le gouvernement fait-il les poches des paysans bio ?
- Mon panier bio : Le gouvernement fait-il les poches des paysans bio ?
- Le blog de ShopEcolo : Le gouvernement fait-il les poches des paysans bio ?
- Mikemetz.org : Le gouvernement fait-il les poches des paysans bio ?
- Objectif Planète : Le gouvernement fait-il les poches des paysans bio ?
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