
Liste des pompes à chaleur agréées : comment vérifier votre modèle avant de signer le devis
Ce qui a changé le 1er septembre 2026
Un lecteur m’a envoyé son devis en juillet, avec une question simple : « je signe ou j’attends ? » Il avait raison de se poser la question, parce qu’entre juillet et septembre, une règle a changé et elle se compte en milliers d’euros. Depuis le 1er septembre 2026, la prime la plus généreuse pour remplacer une chaudière fossile par une pompe à chaleur est réservée aux modèles inscrits sur une liste officielle.
Le cadre a été posé par un décret du 29 mai 2026, puis par un arrêté du 2 juillet 2026, publié au Journal officiel du 5 juillet. Ce texte fixe la première liste des modèles agréés « qualité et résilience industrielle ». Elle comptait au départ 1 588 modèles en agrément standard et 204 modèles en agrément transitoire, répartis sur une trentaine de fabricants.
Le principe est simple à énoncer. Une pompe à chaleur agréée, c’est un modèle inscrit sur cette liste, et lui seul ouvre droit à la bonification qui multiplie par cinq le montant de base de la prime versée au titre des certificats d’économies d’énergie. Un modèle absent de la liste reste installable, reste éligible à la prime de base, mais perd le coefficient multiplicateur.
Le dispositif concerne les pompes à chaleur air-eau, eau-eau, sol-eau et eau glycolée-eau, installées en remplacement d’une chaudière individuelle au charbon, au fioul ou au gaz, dans une résidence principale. Les modèles air-air en sont exclus, tout comme les systèmes hybrides et les installations collectives. La fenêtre court jusqu’au 31 décembre 2030.
Et la liste bouge. Un arrêté du 29 juillet 2026 est déjà venu modifier l’annexe des modèles agréés, moins d’un mois après le premier. Les demandes des fabricants sont instruites au fil de l’eau et la liste est actualisée chaque mois, ce qui veut dire deux choses : un modèle absent aujourd’hui peut apparaître demain, et une information trouvée sur un forum il y a trois mois ne vaut plus rien.
Les deux critères qui font une pompe à chaleur agréée
Pour figurer sur la liste, un modèle doit remplir deux conditions en même temps. Pas l’une ou l’autre : les deux. C’est ce cumul qui explique pourquoi certaines gammes très connues et très vendues n’y sont pas.
Première condition : une certification de qualité délivrée par un organisme tiers. Trois référentiels sont admis, ainsi que leurs équivalents : la marque européenne Heat Pump Keymark, la certification française NF dédiée aux pompes à chaleur, et la certification Eurovent. L’organisme qui délivre le document doit être établi dans l’Espace économique européen et accrédité selon la norme internationale applicable aux organismes de certification de produits.
Seconde condition : l’assemblage du circuit frigorifique dans l’Espace économique européen. C’est le volet industriel du dispositif, et il est plus subtil qu’il n’y paraît. Pour un appareil monobloc, l’assemblage final du circuit frigorifique doit s’être fait sur ce territoire, en totalité. Pour un appareil en deux parties, une unité extérieure et une unité intérieure, il suffit que l’assemblage final de l’un des deux sous-ensembles y ait eu lieu.
Ce point mérite qu’on s’y arrête. « Fabriqué en Europe » sur une plaquette commerciale ne veut rien dire au regard de ce texte. Ce qui compte, c’est le lieu d’assemblage du circuit frigorifique, pas celui du carter, ni celui de l’emballage. Un même fabricant peut avoir des modèles agréés et d’autres non, selon l’usine où sort chaque référence.
L’instruction des dossiers est confiée à l’agence de la transition écologique, et l’agrément est ensuite délivré par arrêté conjoint des ministres chargés de l’industrie et de l’énergie. Autrement dit, personne ne peut vous « garantir » un agrément par oral : il existe ou il n’existe pas, et il porte un numéro.
Ce que l’agrément ne dit pas du tout
Je préfère le dire tôt dans cet article, parce que c’est la confusion que je vois le plus souvent. L’agrément est une condition administrative d’accès à une prime. Ce n’est pas un label de performance.
Un modèle agréé n’est pas forcément le mieux adapté à votre logement. Il n’est pas forcément plus silencieux, ni plus efficace en janvier, ni mieux dimensionné pour vos radiateurs. Deux appareils figurant tous les deux sur la liste peuvent donner des résultats très différents chez vous, selon leur puissance, leur température de départ d’eau et la manière dont ils sont réglés.
À l’inverse, un modèle absent de la liste n’est pas un mauvais appareil. Il peut être excellent, certifié, fiable, et simplement assemblé hors du territoire visé par le texte. La liste trie sur la qualité certifiée et sur la géographie industrielle, pas sur le confort que vous ressentirez.
La bonne façon de raisonner tient en deux temps. D’abord, vous choisissez une solution technique qui convient à votre maison : c’est le sujet de mon guide sur le fonctionnement détaillé d’une pompe à chaleur air-eau. Ensuite, et seulement ensuite, vous vérifiez si le modèle retenu figure sur la liste. Prendre les choses dans l’autre sens, c’est laisser une prime décider de votre chauffage pour les quinze prochaines années.
Pourquoi le nom commercial ne suffit pas
Voici le cÅ“ur du problème pratique, et la raison pour laquelle j’ai écrit cet article. Sur la liste officielle, les modèles ne sont pas identifiés par leur nom de gamme, mais par leur référence exacte.
Un fabricant vend une gamme sous un nom court et facile à retenir. Derrière ce nom, il y a souvent quinze, trente, parfois cent références différentes : plusieurs puissances, une version monobloc et une version en deux parties, une version chauffage seul et une version avec production d’eau chaude, des déclinaisons de génération successives. Toutes ces références ne sont pas logées à la même enseigne au regard de l’agrément.
La différence tient parfois à trois caractères en fin de référence. Une lettre qui change, et vous passez d’un modèle agréé à un modèle absent de la liste. C’est exactement ce qui arrive quand le circuit frigorifique d’une version est assemblé dans une usine et celui d’une autre version ailleurs.
Sur le devis d’un lecteur, la ligne indiquait le nom de la gamme, la puissance, et rien d’autre. Impossible de vérifier quoi que ce soit avec ça. Il a fallu rappeler l’entreprise pour obtenir la référence complète, celle qui figure sur la plaque signalétique de l’appareil. Cinq minutes de téléphone, et un doute levé sur plusieurs milliers d’euros.
Retenez cette formulation : demandez la référence commerciale complète du groupe extérieur et celle du module intérieur, pas seulement le nom de la gamme. Sur un appareil en deux parties, l’agrément porte sur l’ensemble, et les deux références sont nécessaires pour l’identifier sans ambiguïté.
Où vérifier qu’il s’agit bien d’une pompe à chaleur agréée

Vérifier une pompe à chaleur agrée
Bonne nouvelle : il existe un endroit unique et officiel pour le savoir, et il est ouvert à tout le monde. L’agence de la transition écologique met en ligne une plateforme de consultation à l’adresse bonus-pac.ademe.fr.
J’ai passé un moment dessus pour vous en décrire l’usage. La recherche se fait par fabricant, par gamme, par référence de modèle, par configuration et par site d’assemblage. Les modèles assemblés en France apparaissent en tête des résultats, ce qui en dit long sur l’intention du dispositif.
Trois réflexes à avoir devant l’écran. Premier réflexe : cherchez la référence exacte, pas le nom de gamme. Si la référence de votre devis ne renvoie aucun résultat, ce n’est pas la fin de l’histoire, mais c’est un signal qui demande une explication de la part de l’entreprise.
Deuxième réflexe : relevez le numéro d’agrément affiché. C’est lui qui devra apparaître sur vos documents. Un modèle agréé sans numéro reporté sur le devis, c’est un dossier fragile au moment du contrôle.
Troisième réflexe : regardez si le modèle relève de l’agrément standard ou de l’agrément transitoire. La différence est décisive et j’y consacre une section entière plus bas. La plateforme précise la nature de l’agrément et, pour les modèles transitoires, sa date d’échéance.
Un dernier conseil de méthode. Faites une capture d’écran de la fiche du modèle le jour où vous vérifiez, avec la date visible. La liste étant mise à jour tous les mois, cette trace vous servira si un désaccord survient plus tard sur la situation du modèle au moment de votre engagement.
Ce qu’il faut faire écrire noir sur blanc sur le devis

Ce qui doit figurer sur votre devis
Un devis de chauffage est un document technique. On a tendance à ne regarder que le total en bas à droite, et je comprends pourquoi. Mais ce sont les quatre lignes du haut qui déterminent si votre prime sera bonifiée ou non.
Voici ce que je vous conseille d’exiger avant de signer. La liste est courte et aucune de ces demandes n’est excessive : une entreprise sérieuse les fournit sans discuter.
- La référence exacte du modèle, unité extérieure et unité intérieure, telle qu’elle apparaît sur la plaque signalétique.
- Le numéro d’agrément du modèle, celui affiché sur la plateforme officielle.
- La nature de l’agrément : standard, ou transitoire avec sa date de fin.
- La mention de la certification de qualité détenue par le modèle.
- Le montant prévisionnel de la prime bonifiée, avec le nom de l’organisme qui la versera.
- Une clause de substitution précisant que tout changement de modèle en cours de chantier doit porter sur un modèle également agréé, avec votre accord écrit.
Cette dernière ligne est celle qu’on oublie et je la trouve indispensable. Les ruptures d’approvisionnement sont courantes sur ce marché et un modèle peut être remplacé par un équivalent au moment de la pose. Si l’équivalent n’est pas agréé, votre prime tombe alors que vous n’avez rien demandé.
Vérifiez également que l’entreprise est bien qualifiée pour ce type de travaux. La prime dépend aussi de la qualification de l’installateur, indépendamment du modèle posé. Les deux conditions se cumulent : un modèle agréé posé par une entreprise non qualifiée ne donne droit à rien.
La date qui compte : celle de la signature
Ce point est technique, mais il est le plus mal compris de tout le dispositif, alors je le pose clairement. L’agrément s’apprécie à la date d’engagement de l’opération, c’est-à -dire à la date où vous acceptez le devis. Pas à la date de la pose, pas à celle de la facture.
Les conséquences sont concrètes. Si vous signez un devis un jour où le modèle figure sur la liste, votre droit à la prime bonifiée est acquis, même si le modèle en sort ensuite. À l’inverse, signer un devis sur un modèle non agréé en espérant qu’il rejoigne la liste avant la pose ne fonctionne pas.
D’où l’importance de dater précisément votre acceptation, avec une signature manuscrite ou électronique horodatée. Un accord donné par téléphone ou par message ne vous protège pas si la liste évolue entre-temps.
Un mot pour ceux qui ont signé avant le 1er septembre 2026 : la condition d’agrément ne s’appliquait pas encore. Un devis accepté avant cette date ouvre droit à la bonification quel que soit le modèle, dès lors que les autres conditions sont remplies. Si votre chantier est en cours dans ce cadre, vous n’avez rien à faire.
L’agrément transitoire et le risque de 2027
Une partie des modèles de la liste ne bénéficie pas d’un agrément définitif. Environ deux cents références relèvent d’un agrément dit transitoire, accordé à des fabricants qui ont présenté un plan d’investissement pour déplacer leur assemblage vers le territoire européen.
C’est une passerelle, pas un statut. L’idée est de laisser le temps à un industriel de relocaliser une chaîne de production sans priver ses clients de la prime pendant les travaux. Mais cet agrément a une fin, et cette fin arrive en 2027 pour l’essentiel des modèles concernés.
Attention à un détail que beaucoup d’articles simplifient à l’excès. La date d’échéance n’est pas la même pour tous : elle est fixée modèle par modèle par l’arrêté. Ne retenez donc pas une date unique dans un coin de votre tête. Allez lire l’échéance qui concerne précisément votre référence.
Le risque pratique se joue là . Vous repérez un modèle en agrément transitoire à l’automne, vous demandez plusieurs devis, la décision traîne, et vous signez au printemps suivant après l’échéance. Le modèle est sorti de la liste et la prime bonifiée avec lui. Personne ne vous préviendra spontanément.
Ma recommandation est prudente et je l’assume. À montant et à performance comparables, préférez un modèle en agrément standard, qui n’est pas limité dans le temps. Si vous retenez malgré tout un modèle transitoire, notez l’échéance dans votre agenda et signez avec plusieurs semaines de marge.
Ce que vous perdez si le modèle n’est pas agréé
Parlons chiffres, avec la prudence qui s’impose. Le montant de la prime bonifiée n’est plus un forfait unique : il dépend depuis 2026 de vos revenus, de votre zone climatique, de la surface réellement chauffée et de l’efficacité énergétique saisonnière de l’appareil.
Les ordres de grandeur communiqués par les organismes qui versent ces primes situent la version bonifiée entre 3 000 et 5 000 € pour une pompe à chaleur air-eau remplaçant une chaudière fossile, avec des cas jusqu’à 6 500 € pour les revenus les plus modestes en zone climatique froide. Sans la bonification, il ne reste que la prime de base, sans le coefficient multiplicateur. L’écart se chiffre donc en milliers d’euros sur votre reste à charge.
Deux précisions honnêtes pour éviter les malentendus. Un modèle non agréé ne vous prive pas de toutes les aides : la prime de base reste mobilisable et l’aide principale de l’État à la rénovation n’est pas concernée par ce dispositif à ce jour. Vous perdez la bonification, pas l’ensemble du soutien public.
Seconde précision : ces montants restent des estimations. Faites établir deux simulations chiffrées, une avec un modèle agréé et une avec le modèle non agréé qu’on vous propose, avant de trancher. C’est le seul moyen de savoir ce que l’agrément vaut dans votre situation précise, et parfois l’écart de prix d’achat entre les deux appareils compense une partie de la différence.
Le calcul complet du remplacement, avec les autres aides mobilisables et les pièges classiques, je l’ai détaillé dans mon article sur le remplacement d’une chaudière gaz par une pompe à chaleur.
Les questions à poser à votre installateur
J’aime bien les listes de questions, parce qu’elles évitent de se laisser mener par la conversation. Posez-les au téléphone, puis demandez les réponses par courriel. Une entreprise qui refuse d’écrire ce qu’elle affirme vous renseigne déjà beaucoup.
1. Quelle est la référence exacte du groupe extérieur et du module intérieur que vous proposez ?
2. Ce modèle figure-t-il sur la liste officielle, et sous quel numéro d’agrément ?
3. S’agit-il d’un agrément standard ou transitoire ? Si transitoire, quelle est sa date d’échéance ?
4. Pouvez-vous reporter la référence et le numéro d’agrément sur le devis ?
5. Que se passe-t-il si ce modèle est indisponible au moment de la pose ?
6. Quel montant de prime bonifiée avez-vous estimé, et auprès de quel organisme ?
7. Avez-vous réalisé un calcul de déperditions de mon logement, ou vous êtes-vous appuyé sur la surface ?
8. Quelle température de départ d’eau avez-vous retenue avec mes émetteurs actuels ?
Les six premières questions portent sur la prime. Les deux dernières portent sur le chauffage, et ce sont elles qui décideront de votre confort et de vos factures. Ne laissez pas la discussion administrative manger tout le rendez-vous.
Une remarque de terrain. Un installateur compétent connaît déjà ce dispositif et vous répondra sans hésiter, souvent avec la plateforme officielle ouverte devant lui. À l’inverse, une réponse évasive du type « ne vous inquiétez pas, tous nos modèles sont éligibles » mérite une vérification de votre côté.
Une pompe à chaleur agréée n’est pas forcément bien dimensionnée
Je termine par le sujet qui compte le plus et dont on parle le moins dans cette histoire de liste. Une pompe à chaleur agréée mal dimensionnée reste une mauvaise installation.
La performance réelle d’une pompe à chaleur chez vous dépend de trois choses. La qualité du bâti d’abord : une machine placée dans un logement mal isolé travaille en permanence à haute température et consomme beaucoup. Les émetteurs ensuite : des radiateurs anciens conçus pour de l’eau à 70 degrés ne donnent pas le même résultat qu’un plancher chauffant ou des radiateurs de grande surface alimentés à 40 degrés.
La puissance retenue enfin, et c’est l’erreur la plus fréquente. Un appareil surdimensionné démarre et s’arrête sans cesse en mi-saison, s’use plus vite et consomme davantage qu’un modèle correctement calculé. Le bon réflexe consiste à exiger un calcul de déperditions du logement, et non une estimation à la surface.
Le contrôle du bruit mérite aussi votre attention, surtout en maison mitoyenne ou en limite de propriété. Regardez la puissance sonore annoncée et l’emplacement prévu du groupe extérieur avant la signature, parce qu’après la pose, le déplacer coûte cher.
Si vous voulez reprendre le sujet depuis le début, avant même la question des aides, tout est réuni dans mon dossier consacré à la pompe à chaleur.
Tableau récapitulatif
| Point à vérifier | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Texte de référence | Arrêté du 2 juillet 2026, publié le 5 juillet, modifié depuis |
| Entrée en application | Devis acceptés à partir du 1er septembre 2026 |
| Fin du dispositif | 31 décembre 2030 |
| Équipements concernés | Air-eau, eau-eau, sol-eau, eau glycolée-eau |
| Équipements exclus | Air-air, systèmes hybrides, installations collectives |
| Situation exigée | Remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz en résidence principale |
| Premier critère d’agrément | Certification de qualité par un organisme tiers accrédité |
| Second critère d’agrément | Assemblage du circuit frigorifique dans l’Espace économique européen |
| Taille de la liste initiale | 1 588 modèles en agrément standard, 204 en agrément transitoire |
| Mise à jour | Mensuelle, au fil de l’instruction des dossiers |
| Où vérifier | Plateforme officielle bonus-pac.ademe.fr |
| Ce qu’il faut chercher | La référence exacte du modèle, pas le nom de la gamme |
| À reporter sur le devis | Référence complète et numéro d’agrément |
| Date qui fait foi | Date d’acceptation du devis |
| Agrément transitoire | Échéance fixée modèle par modèle, majoritairement en 2027 |
| Si le modèle n’est pas agréé | Prime de base conservée, bonification perdue |
| Écart financier courant | Plusieurs milliers d’euros selon revenus, zone et surface chauffée |
| Ce que l’agrément ne garantit pas | La performance réelle chez vous, qui dépend du dimensionnement et des émetteurs |
Questions fréquentes
Comment savoir si ma pompe à chaleur est agréée ?
Munissez-vous de la référence exacte du modèle, celle qui figure sur la plaque signalétique et que votre installateur doit vous communiquer, puis interrogez la plateforme officielle de l’agence de la transition écologique à l’adresse bonus-pac.ademe.fr. La recherche se fait par fabricant, par gamme, par référence, par configuration ou par site d’assemblage. Le nom commercial de la gamme ne suffit pas : une même gamme peut contenir des références agréées et d’autres qui ne le sont pas.
Que se passe-t-il si mon modèle n’est pas sur la liste ?
Vous pouvez toujours l’installer et vous conservez la prime de base au titre des certificats d’économies d’énergie. Vous perdez en revanche la bonification, c’est-à -dire le coefficient qui multiplie ce montant par cinq. L’aide principale de l’État à la rénovation n’est pas concernée par ce dispositif à ce jour. L’écart porte donc sur la seule bonification, mais il représente couramment plusieurs milliers d’euros.
La liste des modèles agréés peut-elle évoluer ?
Oui, et elle évolue déjà . Les fabricants déposent leurs dossiers au fil de l’eau, l’instruction est mensuelle, et de nouveaux arrêtés viennent compléter ou modifier les annexes. Un premier texte modificatif est paru dès le 29 juillet 2026. Un modèle absent aujourd’hui peut donc apparaître dans quelques semaines, et il faut vérifier la liste à la date de votre projet plutôt que de se fier à une information trouvée plusieurs mois plus tôt.
Qu’est-ce qu’un agrément transitoire ?
C’est un agrément à durée limitée, accordé à des modèles dont le fabricant s’est engagé dans un plan d’investissement pour déplacer son assemblage vers l’Espace économique européen. Environ deux cents références en bénéficient. La date d’échéance est fixée modèle par modèle par l’arrêté et se situe pour l’essentiel en 2027. Passée cette date, le modèle sort de la liste et n’ouvre plus droit à la bonification.
Quelle date compte pour l’agrément : la signature ou la pose ?
La date d’engagement de l’opération, c’est-à -dire celle à laquelle vous acceptez le devis. Si le modèle est agréé ce jour-là , votre droit est acquis même s’il quitte la liste ensuite. Inversement, signer sur un modèle non agréé en espérant qu’il rejoigne la liste avant la pose ne fonctionne pas. Datez et horodatez votre acceptation, et conservez une capture d’écran de la fiche du modèle.
Faut-il faire écrire le numéro d’agrément sur le devis ?
Oui, et c’est la précaution la plus utile de toutes. Demandez la référence complète du groupe extérieur et du module intérieur, le numéro d’agrément du modèle, la nature de cet agrément et sa date d’échéance s’il est transitoire. Ajoutez une clause précisant que tout remplacement de modèle en cours de chantier doit porter sur un modèle également agréé, avec votre accord écrit. Les ruptures d’approvisionnement sont courantes et cette clause vous protège.
Les pompes à chaleur air-air sont-elles concernées ?
Non. Le dispositif vise les modèles air-eau, eau-eau, sol-eau et eau glycolée-eau raccordés à un circuit de chauffage central. Les modèles air-air, les systèmes hybrides associant une pompe à chaleur et une chaudière, ainsi que les installations collectives, sont hors du périmètre de la bonification. Ils peuvent rester éligibles à d’autres soutiens, selon leur nature et selon votre situation.
Un modèle agréé est-il forcément un bon appareil pour mon logement ?
Non, et c’est un point que je tiens à souligner. L’agrément atteste d’une certification de qualité et d’un lieu d’assemblage, rien de plus. Il ne dit rien de la puissance adaptée à votre maison, de la compatibilité avec vos radiateurs, du niveau sonore du groupe extérieur ni de la consommation que vous constaterez en hiver. Ces éléments dépendent du calcul de déperditions, de la température de départ d’eau retenue et de la qualité de la pose.
J’ai signé mon devis avant le 1er septembre 2026, suis-je concerné ?
Non. La condition d’agrément s’applique aux opérations engagées à partir du 1er septembre 2026. Un devis accepté avant cette date ouvre droit à la bonification quel que soit le modèle retenu, dès lors que les autres conditions du dispositif sont respectées : type d’équipement, remplacement d’une chaudière fossile, résidence principale et entreprise qualifiée.
Puis-je changer de modèle après la signature ?
C’est possible, mais cela demande de la vigilance. Si le nouveau modèle n’est pas agréé, vous perdez la bonification alors que votre devis initial y donnait droit. Prévoyez donc dès la signature une clause imposant que tout modèle de substitution soit lui aussi agréé, et exigez un avenant écrit mentionnant la nouvelle référence et son numéro d’agrément avant que la pose ne commence.




